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 Le vent soufflait des idées ♪ {TERMINE.}

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Fumée du Ciel
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MessageSujet: Le vent soufflait des idées ♪ {TERMINE.}   19/12/2011, 16:28

Le vent soufflait des idées


"L'espoir est comme le vent. Quand on y croit, il nous est favorable. Mais quand on renonce, il s'échappe sans qu'on le voit"




Une chute. Silencieuse et discrète. Sans un bruit, dans l’ombre de l’arbre, seules quelques feuilles chutaient. Les dernières de cette saison aux couleurs magnifiques. Le chat au pelage sombre qui se tenait silencieusement à côté de cet arbre regardait sans un mot ces âmes de l’arbre tomber. Dans son esprit défilaient des images de son passé. Moment de nostalgie ineffable. Une de ses feuilles furtive vint se poser sur l’épaule de Nuage de Fumée. Sa nuance de marron reflétait le bleu des yeux du chaton. Ces yeux perdus à l’horizon, rêvassant doucement. Le minou continua un moment sa contemplation, son pelage secoué légèrement par le vent, ne remuant pas d’un poil. Après ce simple moment, le petit chat se leva lentement, faisant tomber en même temps la feuille étrangère qu’il avait sur lui. Le chat cendré s’ébroua vivement, chassant invisiblement ses souvenirs mauvais et sa mélancolie. Son passé appartient au Passé. Le Présent étant fait pour ce vivre, c’était sur cela que Nuage de Fumée devait se concentrer. Le chat au pelage maussade s’étira brièvement avant de faire quelques pas. Il leva la tête et se retrouva face au ciel. Celui-ci sembla vouloir marcher sur terre et courir avec les êtres vivants. Il semblait tout près, maniant ses nuages bas. Un vent coléreux soufflait durement, faisant envoler les fines gouttes qui étaient accrochées à la verdure. Le ciel était sombre et inquiétant, teinté du gris au pâle de la lumière essayant de s’infiltrer à travers les épais nuages. Ceux-ci aussi étaient menaçants, gonflés comme si le vent avait une ouverture pour venir s’installer à travers eux. Et ils étaient bien sombres, gris foncés. Un ciel de tempête, presque. Sur le sol du camp, Nuage de Fumée regardait le ciel. Le dieu là-haut le regardait aussi. Et sa couleur était la même que celle du pelage du félin en bas. Haut, bas. Verticale, horizontal, horizon. Seul au milieu du vent et de la fine pluie. Tant de similitude d’un chagrin passé. Mais les douleurs sont présentes.

Le vent grondait éternellement, emportant son lot de feuilles mortes, telles libérées de la vie, et d’un poids qui était trop immatériel. Nuage de Fumée s’arracha au spectacle des caprices du ciel qui se tenait au dessus de lui pour aller voir le tas de gibier. Mais l’apprenti du Tonnerre remarqua qu’il n’avait pas faim. Il voulait un peu de marge, de liberté tant voulue. Un peu pour lui aujourd’hui, alors que la nature, elle, faisait ce qui lui plaisait en jouant avec les éléments. Un peu de couleurs trop ternes dans la vie… La pluie, maintenant. Elle arriva d’un coup, tel la foudre qui frappe. Un bruit sourd, irréelle. Puis des bruits. Le plic-ploc régulier. De cette eau divine qui tombe sur le sol. On aurait put dire que ce son semblait être le même que celui du sable dans le sablier du temps. Ou le battement de la vie. Régulier, simple, rythmé, puissant, céleste, vivant. Telle la note de musique, dans ce qu’on aime. Se baladant dans notre tête, et qui ne la repousse pas tant elle est familière. Rythme. Continu. Changement de jeu. Nous connaissons tous ça. Plic, ploc. Tin-tin. Toudoum. Le temps, l’espace, le ciel, la vie. Juste des couleurs pour le monde. Juste une création réussie.

Un froissement d’ailes brisa le seul silence de la pensée. Un corbeau noir passa au dessus du félin gris. Projetant son ombre au dessus du chat. Mais dans l’obscurité grandissante, nul ne la remarqua. L’averse qui grossissait et s’intensifiait en se répétant glaça l’âme, le cœur et le corps de Nuage de Fumée. Elle tombait, inlassable. Froide comme la neige, dure comme la pierre, brulant comme le feu, sadique comme la vie. Le félin au pelage pareil à la tempête regarda un instant son pelage trempé. Ses poils épais retenaient l’eau. Mais il ne voulait pas s’abriter. Son cerveau semblait divaguer. Mais n’était-ce pas la folie qui aurait crée la vie ? Il sentait sans ressentir cette eau. Et il pensait qu’elle entrainait avec elle son passé trop lourd et cruel. Effaçant ses erreurs immortelles. Cassant son chagrin. Une bonne douche froide pour repartir de zéro. Comme si le sort s’occupait de chacun d’entre nous… impensable, impossible. Et ce félin qui voulut rester sous la pluie pour ne plus être seul. Malgré sa volonté, il resta seul sous le déluge glacé et brulant. Seule ombre invisible dans la grisaille.

Nuage de Fumée consenti enfin à bouger. Les rares chats qui restait sous la pluie, affrontant la fureur du vent qui hurlait aux oreilles et le regard d’acier du ciel se préparaient à s’abriter. Et vu que personne ne ce souciait de lui, que tout le monde se cachait en fuyant les intempéries, Nuage de Fumée saisit une chance. D’une soirée de liberté. De défi de la nature. Contre les éléments déchainés. Le défi est de sa nature. Alors le petit chat gris s’ébroua en faisant un peu d’eau de son pelage et courut. Il couru sut le sol glacial et boueux. Ses pattes dérapaient et s’enfonçaient mais il continua. Jusqu’à être sortit du camp. Son corps gelé se figea quand il reçu de l’eau tombée d’un arbre sur le visage. Il fut transi jusqu’à l’âme, jusqu’à l’ombre. Et le félin remarqua presque pour la première fois qu’il avait froid, le vrai froid. Qu’il était glacé de partout, que ses pattes sans chaleur lui faisaient mal. Il s’abrita sous un massif de buissons. Un instant. Et ceux qui diraient, s’ils étaient avec lui, qu’il n’avait pas le temps, le loisir de choisir de s’arrêter, il leurs répondrait : un instant dans une vie, que-ce donc vraiment ? Une longue faite de surprise, de chagrin, de joie ou encore de désir, que-ce donc ? Un simple instant glacé…

L’intensité de l’averse faiblit. Nuage de Fumée passa le bout de son museau hors du massif pour vérifier. Alors il sortit maladroitement de la verdure. Dehors, le calme régnait presque. Le ciel maintenant plus dégagé offrait les belles couleurs du soleil renaissant après la tempête. Il s’était teinté de nuances de jaunes et d’éclaircis. Son gris ténébreux fondait. Les nuages étaient devenus plus petits, plus clairs. Le vent soufflait toujours, mais il semblait maintenant murmurer des mots apaisants. Sa puissance avait baissée. La pluie, elle, continuait mais elle ne faisait pas exception à la règle. Elle tombait moins drue. Le mauvais temps était passé. Le soleil pointait même dans le ciel propre, réchauffant un peu les êtres vivants. Nuage de Fumée inspira l’air pur et sec un bon coup. Au moins maintenant il avait les idées claires. Le sol très humide et trempé glissait sous les pattes du chaton. Tout autour de lui, l’eau roulait encore des buissons et des rares feuilles. Le chat gris réfléchi où il pouvait se rendre. La seule question qu’il se posa maintenant. Il s’assit doucement, pensif. Après une minime intervalle de temps, le félin au pelage pareil à la fumée se dit qu’il pourrait se diriger vers le Chemin du Tonnerre. Nuage de Fumée ne l’avait pas vraiment déjà vu de tout près. Il assura son choix. Donc le félin aux yeux bleus se mit en route vers ce lieu redouté comme la mort. Tant de chats y sont décédés, renversés, écrasés, écrabouillés, détruits par les ’’monstres’’ qui passent sur cette route démoniaque. Le minou se mit à courir, courir comme si la vie en dépendait. D’une seule façon, mettre pas à pas devant soi, mettre son destin sur un chemin.
Le vent soufflait toujours, gémissant comme si il voulait s‘arrêter Le ciel était en accord avec lui, se teintant des couleurs du soir. Les feuilles trempées et vaseuses collaient aux coussinets du chat gris. Les branches cassées et mortes entravaient le passage du matou. En plus de la pluie faiblissant, les flaques d’eau refroidissaient plus Nuage de Fumée. Le chat gris était transi. Dans cette forêt trempée comme un poisson, le froid s’installait. La fourrure du félin lui collait à la peau. La forêt semblait presque être étrangère après la petite tempête. Mais les bois semblaient morts, vide. Pas un oiseau ne chantait, pas un rongeur ne courait. Le félin continua sa route dans l’humidité, toujours aussi glacé. Seule sa volonté lui brulait le cœur.

Le félin au pelage sombre déboucha à l’orée de la forêt. Malgré l’humidité de l’air, on pouvait sentir d’ici la présence du Chemin du Tonnerre. Le novice marcha encore un peu avant d’entendre un rugissement grave et continu. Aucuns bruits dans la forêt ne ressemblaient à ça. Il contourna un arbre et l’aperçu. Le Chemin du Tonnerre. En face du minou au pelage pareil à un ouragan se tenait une ligne droite qui paraissait infinie. De couleur noir-grisâtre. La puanteur sauta à la gorge du chaton. Il cracha de dégout. Il fit quelques pas quand il entendit puis vit arriver quelque chose sur le chemin. Un bruit horrible retentit dans les oreilles du chat. Il crut qu’il allait devenir sourd à jamais. Se tenant et avançant devant lui, un monstre. Une sorte de carapace l’enveloppait, luisant à la maigre lueur du soleil. Il avançait prudemment, car la route était recouverte d’eau. Il passa sans voir le chat du Clan du Tonnerre. Nuage de Fumée savait dès lors qu’il n’oublierait jamais cet endroit atroce. Ce n’était pas un endroit pour un chat. Pour quiconque, d’ailleurs. La mort elle-même semblait jouer sur cette route, attendant le bon moment pour agir. Le félin gris secoua la tête. Il était quand même content d’être venu ici, encore découvrir. Le minou avait tenu une promesse qu’il avait faite, qu’il s’était fait. Il y a bien longtemps… Il s’assit un instant pour lécher son pelage. Un autre monstre passa, créant un souffle qui manqua de renverser le minou. L’apprenti se dit qu’il était peu être temps de rentrer. L’odeur acre de l’endroit confirma sa pensée. Brulant la gorge, piquant les yeux, chamboulant l’esprit. Le félin se leva et s’étira avant de bâiller. Il se remit en route. Il choisit de longer cette route pour couper par les bois. Il continua donc, marchant. Vers son idée. Vers la soirée.
Quand le félin s’aperçu qu’il était trop loin, l’aiguille du temps avait déjà tournée. Il était maintenant vers la limite du Chemin, plus près du territoire neutre. Le territoire du Clan du Vent était aussi très proche. Le félin grogna. Il s’était perdu. Où vraiment était-il ? Les odeurs l’aidaient. Malgré cela, le chat gris ne savait pas vraiment où il était. Une idée lui vint au subconscient. Le minou du Tonnerre grimpa dans l’arbre le plus haut qu’il trouva ici. Le tronc était glissant et mousseux. Les branches nues n’offraient guère de protection. En haut, Nuage de Fumée se repéra assez facilement. Son itinéraire en tête, le petit chat descendit d’une branche et sauta sur le sol. Il atterrit lourdement. Quand il releva la tête, un félin était assis à quelques pas de lui. Son pelage brillait doucement, reflétant la douce couleur de ses yeux perçants. Il le regardait. Nuage de Fumée se remit droitement sur ses pattes et il balaya le sol de sa queue. Nuls sentiments de panique ne s’emparèrent de lui. Il se contrôlait. Il jeta un coup d’œil à l'inconnu qui le dévisageait et il s’assit. Le chat gris se lécha la patte droite, puis il planta son regard dans celui qui l’observait. Le petit chat n'arriva pas à sentir l’odeur du félin en face de lui, à cause de l'humidité. Que faisait-il là ? Ce chat avait traversé la frontière. Nuage de Fumée le scruta. Il vit qu’il était confiant. Enfin il le croyait, du moins. Malgré cela, il n’était pas dans son droit et le félin au pelage pareil au brouillard devait le remettre à sa place. Avec et un peu de chance, il n’y aurait pas de combat. Car si un affrontement se déclenchait, Nuage de Fumée ne donnait pas cher de sa peau…
Le soleil envoya ses rayons magiques sur les deux félins. Les nuages gris s’en allaient, laissant place à un ciel plus transparent; Nuage de Fumée réfléchit un instant. La peur ne s’était pas emparée de lui, il se sentait plutôt bien. Le chaton inspira un bon coup. Mais juste des odeurs nauséabondes lui répondirent. Puis le félin au pelage sombre déclara d’une voix calme et respectueuse :


« Que fais-tu ici ? Tu es sur le territoire du Clan du Tonnerre. »


Dernière édition par Nuage de Fumée le 1/5/2013, 19:40, édité 6 fois
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MessageSujet: Re: Le vent soufflait des idées ♪ {TERMINE.}   18/7/2012, 03:59

Le soleil s’était levé paresseusement ce matin-là. Doucement, ses fins rayons avaient réchauffé la terre, réveillé les êtres vivants. Les oiseaux s’étaient mis à chanter, tout heureux qu’ils étaient. Les souris avaient pointé le bout de leur museau, guettant un prédateur potentiel. Les chats se réveillaient en baillant et s’étirant tranquillement. Pauvres bêtes. Eux qui pensaient être en sécurité, à l’abri. A l’abri de quoi pour commencer ? Leur précaire sécurité n’était qu’éphémère. Le retour de la saison des feuilles vertes avait toujours le même effet déplaisant.

Les guerriers relâchaient leur attention, les apprentis obtenaient plus de liberté. Moins de travail et d’entrainement, plus de chasse et de promenade. C’était parfait pour les nouveaux mentors et apprentis, ils pouvaient ainsi faire plus ample connaissance. Mais pour les anciens, c’était juste une perte de temps, d’énergie, de vie. A quoi bon travailler si durement pour voir les progrès anéantis à la première pause trop longue ? La pile de gibier était généralement remplie, belle et alléchante. Par conséquent, les guerriers ne chassaient pas. Soudain on s’en rendait compte, le tas faiblissait à vue d’œil. Aussitôt, on reprenait du poil de la bête et chassait. Puis on retombait dans la somnolence.

Je n’aimais vraiment pas cette saison. Même nous, du côté de la médecine, nous y perdions. Pas de malade, la maladie désertant le camp. Peu de blessure grave, mon mentor s’en occupait donc rapidement. Les herbes poussaient en grand nombre, pas besoin de partir en ravitaillement souvent. Bulle Eternelle m’avait déjà beaucoup enseigné et je retenais bien. Pas besoin d’exercice supplémentaire. Le vide et le néant, voilà ce qu’était la saison des feuilles vertes. En plus de la chaleur oppressante, je me retrouvais souvent en quartier libre et donc sans rien faire.

Un centième soupir de lassitude m’échappa. Je ne cherchais même plus à les retenir ou à les compter. Sous mes yeux éteints, des petits jouaient à grand renfort de rire et de cris. Au moins eux, ils ne s’ennuyaient pas. La guérisseuse n’était même pas là, partie avec la lieutenante parler d’entrainement au combat et à la chasse. Choses importantes mais si futiles pourtant. J’étais allongée devant l’antre de mon mentor, la tête posait négligemment sur mes pattes avant. Mais je ne restais pas longtemps dans cette position. Ni dans aucune autre de toute façon.

Je me relevais donc, et m’étirait doucement. Un bâillement m’échappa, traitre. J’avais déjà mangé, trié et rangé la réserve de plante, écouté les différents récits guerriers ou anciens. Les contes n’avaient plus de secret pour moi, et le quotidien mortel des guerriers ne m’intéressaient vraiment pas. Regardant un instant le camp pratiquement désert et le ciel bleu, je décidais qu’une petite promenade ne me ferait que le plus grand bien. Il fallait absolument que je bouge un peu, de peur de me transformer en statue de pierre.

Cette fois encore, le soleil était au rendez-vous. La température estivale emplissait la forêt de bruits nouveaux, de vie et de bonheur. Ou pas, à voir. J’avais l’impression d’étouffé, de sortir de l’ordinaire. J’adorais mon clan, les félins étaient vraiment tous sympathiques et chaleureux. Mais peut-être un peu trop ? Et puis, tous étaient si contents de voir la nouvelle saison, alors que c’était le contraire chez moi. Pourquoi être heureux alors que l’ennuie risquait de nous prendre dans sa boucle sans fin à tout moment ? J’oublie cependant qu’ils n’avaient pas vécu ce que moi j’avais eu subir dans ma jeunesse. Ils étaient toujours ensemble, avec quelqu’un pour jouer. Moi je n’avais que mon esprit.

Je partis donc seule dans le territoire. Je ne le connaissais pas encore sur le bout des pattes, mais cela ne devrait tarder. J’avais une bonne mémoire, même si cela me fessait défaut parfois. Je me mise à courir à toute vitesse, sans trop savoir où aller. Mes pattes battaient le sol vigoureusement, frôlant par moment à peine la terre. Juste le temps de prendre appuis. Mes yeux étaient plissés à cause de la force du vent dû à ma course folle. Des grains de poussière me gênaient.

Secouant la tête avec ferveur, j’accélérais encore le rythme, me prenant les branches basses dans le visage. Des feuilles et des aiguilles se prenaient dans ma fourrure noire, mais je n’en avais que faire. Telle que j’étais, j’essayais de fuir l’ennuie et la normalité. Pourtant, je savais bien que courir n’arrangerait rien, mais je ne pouvais m’en empêcher.

Le vent sifflait dans mes oreilles, c’était agaçant et un peu blessant. Je les couchais donc contre ma tête, dans l’espoir de les épargnées un peu. Je ne faisais vraiment pas attention où j’allais. Mes pattes me fessaient mal maintenant, mais je n’en avais cure. Il me fallait courir encore. Mes yeux étaient fermés à présent à cause de la vitesse. Et puis, ce qui devait arriver arriva.

Je percutais soudain dans quelque chose, une racine sans doute. Lâchant un gémissement de surprise, j’ouvrais les yeux vivement avant de finir dans la poussière. Aveuglée, je poussais un nouveau gémissement alors que j’atterrissais durement sur le sol. Je me redressais ensuite sur mes pattes, passant l’une de celle-ci sur mes yeux pour tenter de les nettoyer un minimum. Ça fessait mal, et je voyais plus trouble que jamais. Après quelques minutes, je réussis finalement à retrouver une vision normale.

Et c’est là, en regardant un peu autour de moi, que je vis le ciel gris et menaçant. Un grondement plus tard, la pluie tombait comme une volée de flèche. Le ciel se mit à gronder plus furieusement encore, et des éclairs déchirèrent les nuages. La pluie tombait, glacée. Je me précipitais sous le couvert des arbres les plus proches. Mon cœur tambourinait dans ma poitrine. Je n’étais qu’une jeune apprentie seule, et en pleine forêt. J’avais peur. Cependant, je me calmais rapidement en constatant l’endroit où mes pattes m’avaient conduite. Sous les couverts d’arbres.

Ici, je serai en sécurité. Un nouveau grondement plus fort et un nouvel éclair éblouissant eurent raison de mes fragiles convictions. Je m’aplatis sur le sol, espérant que l’orage passerait vite. Pattes sur la tête et queue sur le museau, j’implorais intensément pour que cesse la pluie. J’étais tellement secouée que je n’entendis pas l’orage s’éloignait doucement. Je restais dans cette position encore un moment, avant de sentir de l’eau tout autour de moi. Sur la terre meuble, mon corps s’était un peu enfoncé. L’eau s’infiltrait donc, menaçant de me noyer. Je me secouais les puces, gigotant avec force. Mais mes pattes étaient prises dans la boue.

Une odeur âcre emplie mes narines et je me redressais rapidement. J’étais encore effrayée. Un bruit sourd blessa mes oreilles, et je crus le tonnerre de retour. Mais c’était autre chose, qui finit par s’éloigner. Après plusieurs secondes d’acharnement, je réussis à me sortir de ce guêpier. Mon poil était maintenant collant et sale. Je pris donc un moment pour faire ma toilette. En regardant autour de moi ensuite, je vis que je ne reconnaissais pas l’endroit. Je n’étais plus sur mon territoire. Plus sur les terres de l’Ombre.

Je fis quelques pas, puis j’aperçus une silhouette. Je la suivis dans l’espoir futile de rentrer bientôt auprès de mon mentor. Finalement, après cette mésaventure, la monotonie du camp me manquait terriblement. L’ombre était assez petite et fine, j’en déduisis qu’il s’agissait d’un apprenti. J’étais un peu soulagée. Je ne reconnaissais pas l’odeur. Donc c’était soit le Tonnerre, soit le Chaos. Je connaissais la Rivière et le Vent, grâce à notre réunion des guérisseurs il y a peu.

Je le vis partir dans un arbre, je m’assis donc en l’attendant. C’était paradoxal. J’avais fui l’attente, et je me retrouvais à l’exercer. Mais bon, je n’eus pas à attendre longtemps. Le matou redescendit bien vite. Il me remarqua et je le senti se raidir un peu. Il ne s’attendait pas à trouver quelqu’un ici de toute évidence. Je tâchais de rester neutre, de ne pas montrer mon appréhension. Il se mit à parler.

« Que fais-tu ici ? Tu es sur le territoire du Clan du Tonnerre. »


« -Tonnerre ? »


Je m’en serai frappé. Il avait bien fallu que je tombe ici. J’observais le jeune apprenti en face de moi. Son pelage était tout gris, morose. Je tentais un maigre sourire. Après tout, je n’avais rien volé, rien fait. Je n’avais pas non plus espionné. Cependant je jugeais plus sage de ne pas parler de ça, afin de ne pas alerter le jeune matou. D’une voix que je voulais assurer et calme, mais qui n’était qu’anxiété et tremblotante, je répondis.

« -Je me nomme Nuage D’Ombre. Je suis une simple apprentie qui s’est égarée à cause de l’orage. Maintenant je suis perdue…désolée d’avoir passé les frontières. C n’était pas du tout voulu. »
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MessageSujet: Re: Le vent soufflait des idées ♪ {TERMINE.}   18/7/2012, 20:12

This is a dream ~


Le néant.

C'était le vide, le noir, les ténèbres … J'étais là, au milieu de ce brouillard sombre et glauque. Rien, il n'y avait rien. C'était dans ces moments où tu te sentais seul au monde. Au monde cruel et guerrier. Les guerres, les conflits … Toutes ces choses étaient si inutiles, si futiles et pourtant inévitables. Enchaînant blessure et même plus, mes amis, mes ennemis et moi même étions liés aux guerres. Enchaînés même, la chaîne étant notre propre vie. Cette dernière ne se brisant et ne te libérant que lorsque le fil de ta vie cède, laissant place à la mort, son penchant obscur.

Mes yeux ne me permettaient pas encore de distinguer beaucoup de choses. Seules des formes floues et difformes m’apparaissaient. Un voile sombre mais non opaque semblait planer sur moi et me recouvrir, me floutant la vue. Qu'était-ce ? Je ne le savais point. Soudainement, des voix grasses s'élevèrent dans l'endroit sombre et vicieux. Je ne les connaissais pas et pourtant, elles me semblaient si familières … Mais moqueuses.
Oui, elles riaient de moi, de mon égarement et de ma confusion. Je en savais pas d'où elles provenaient ces voix … J'entrepris donc d'en trouver la source, malgré ma cécité provisoire. Mes pattes avançaient, un pas après l'autre, prudentes. Je en savais pas du tout à quoi m'attendre dans cet endroit étrange. Je n'avais aucune idée d'où j'étais après tout … Était-ce une illusion ou bien la réalité ? Un mystère opaque que je m’efforçais de percer sans succès.

Mon avancée fut très lente, je prêtais attention à tout. Bruit, formes floutées … Tout, ce n'était que cela. Il n'y avait pratiquement rien. Puis il y eu une détonation. Mes oreilles frémirent tendis que je cherchais frénétiquement la source de ce bruit puissant. Rien, rien ne me venait. Seul le noir et les ténèbres m’accueillaient. Je secouais la tête, chassant mes inquiétudes. Ce son n'était peut être que fictif au final. Un peu comme cet endroit … ?
Alors je repris ma route, peut sûr de moi. Quelques pas, je me stoppais à nouveau. Mes pattes tremblotantes ne m'avouer rien de bon. Un mauvais présentiment en somme. Fallait-il que je continue mon périple ou bien rebrousser chemin et ne plus y penser ? Non. Je ne pouvais pas faire marche arrière, et puis, à quoi bon ?
Derrière moi ne se trouver que vide et autres inutilités.

Quand aux voix de tout à l'heure, elles s'étaient tuent les garces. Me laissant sans repères, seul au milieu de ces ténèbres. Mais cela importait peu, ces voix n'avaient sûrement jamais eu but de me guider au final. Je fermais les yeux, chassant mes craintes et mis une patte en avant. Une de trop apparemment. Le sol disparu sous cette dernière et dans mon élan, je ne pus m'extirper de ce trou nouveau. Je tombais alors dans … Je ne savais même pas s'il pouvait y avoir du vide dans le vide lui même … Mais cette cavité dans le sol ne pouvait pas être réelle, non, cela était tout bonnement impossible. Pour la simple et bonne raison que la terre ne pouvait disparaître comme précédemment.
Bizarrement, je n'avais pas envie de crier dans ma chute. Pourtant, sous la peur et l'adrénaline, n'était-ce pas ce que l'on fessait ? J'étais peut être différent après tout. Tout ce que je fis, c'était fermer les paupières fortement jusqu'à m'en faire mal. J'appréhendais ma chute, voilà pourquoi j'agissais ainsi. Ma chute qui ne pouvait être que mortelle.

Il y eu ensuite un léger sifflement. Il traversa mes oreilles de part en part, c'était une sensation désagréable. Mais pour alourdir ma peine, le son perfide s’amplifia. Désormais, il me transperçait tout mon être. Et mon corps se recroquevilla. Chose inutile puisque la chute ne m'épargnerait certainement pas. J'avais mal et peur. Surtout peur.
Le sol se rapprochait à grandes enjambées et je ne donnais plus cher de ma peau …
Quelques centimètres et j'étais finis … Mais avant de toucher sol, un flash aveuglant et blanchâtre me prit les yeux que j'avais rouvert entre temps pour apercevoir la mort en face.

Je me réveillais en sursaut. Mon poil était un peu mouillé par la sueur de ma détresse. Je relevais la tête, confus. Je voyais bien clairement mon environnement, les formes étaient distinctes. Je réfléchis un instant. C'était un rêve, un mauvais rêve. Couplé à mes hallucinations quotidiennes, cela donnait souvent des matérialisations étranges. Je grimaçais, mécontent de ma nuit qui finalement fut courte. Me relevant puis m'étirant, je me demandais bien ce que les autres fessaient. Beaucoup dormiraient probablement encore. Je me fis alors un brin de toilette rapide mais utile et sortit de ma tanière. Il fessait jour, le Soleil était néanmoins plutôt pâle. Il devait être assez tôt. J'avais le temps pour une balade, histoire de me changer les idées. De toute façon, mes guerriers étaient bien assez vaillants pour défendre le camp. Même si je ne voulais pas d’attaque.

Je quittais alors le camp, encore un peu l'esprit embrumait par mon rêve étrange. Je n'avais pas trop d'idée de l'endroit où me rendre. Oh et puis cela importait peu en fait. Après tout, ma sortie allait être de courte durée, du moins, je l’espérais. Je traversais alors rapidement nos terres, celles appartenant au clan du Tonnerre. Mes pattes fonctionnaient à toutes vitesse, cela fessait du bien e courir dès le matin. Cependant, je pouvais voir le ciel azur et pâlot matinal se chargeait peu à peu de gris, signe de pluie imminente. Très vite, les nuages gonflaient d'eau naturelle recouvrir le Céleste. Pas de doute, la pluie était au rendez-vous. C'était plutôt agaçant. Je pouvais faire demi-tour mais j'avais encore le temps. Et puis, une bonne rasade n'était pas une si mauvaise chose que cela.

Comme je m'y attendais donc, une pluie fine ne tarda pas a tombait tranquillement sur nos territoires. Avec l'humidité, une faible brume s'éleva. C'était un spectacle que j'aimais mais pas l'ambiance. Elle me rappelait mon rêve … Mais cela était sans importance. Je continuais ma marche, tranquillement malgré la pluie venant alourdir mon sombre pelage. Il fessait un peu froid par le même coup, mais c'était supportable. La pluie n'était pas violente.
D'ailleurs, elle laissa bien vite sa place a l'astre de feu. J'en étais même un peu surpris. Quoique, en la Saison des feuilles vertes, les pluies étaient plutôt rares mais violentes. Bah, mon raisonnement n'avait aucun rapport … Ce devait être la faute de mon cerveau encore somnolent.
Bref, ça n'était pas cela qui allait m'empêcher de continuer ma promenade. Je repris donc ma route, bondissant parfois.

A mesure de ma balade, l'air semblait moins pur. Je pouvais aussi entendre des grondements menaçants. Il n'y avait aucun doutes possible, j'approchais le Chemin du Tonnerre. Un endroit extrêmement dangereux avec tous ces monstres mugissant de rage …Je me posais donc la question de si je devais faire demi-tour, après tout, je n'avais aucunement besoin de rester ici. Ce fut à cet instant qu'une fine odeur familière parvint à mes narines. On aurait dit celle d'un membre du Tonnerre. Curieux, je me dirigeais vers l'orée du Chemin du Tonnerre et vis deux chatons.

L'un au pelage gris, rappelant la fumée et l'autre au pelage noir jais. Je reconnus bien évidemment le petit Nuage de Fumée, un apprenti de mon clan. Mais l'autre félin ne me disais rien. Ils avaient entamé la conversation posément. Mais je ne pouvais rester sans rien faire, les intrus n'étaient pas vraiment les bienvenus. Il était évident que je n'allais pas la faire partir directement, simplement, je ne voulais pas qu'elle aille plus loin pour le moment. Pas sans connaître son identité.

Je les rejoignis alors, serein, saluant le chaton du Tonnerre d'un signe de tête. Je m'assis ensuite près d'eux et déplora le piteux état de la jeune chatte noire. Je fis un sourire amical et dis d'une voix calme :

« Bonjour Nuage de Fumée. Et bonjour à toi aussi, jeune étrangère. Que fait-tu donc sur mon territoire, celui du Tonnerre. Et toi, Nuage de Fumée ? Envie de te dégourdir les pattes seul ? »

J'attendais patiemment les réponses des deux jeunes en prenant bien garde aux quelques monstres passant près de nous. Une soudaine pensée me vint alors. Les pelage des deux félins à mes côtés me fessaient remémorer mon rêve. L'un le brouillard et l'autre, les ténèbres ...

▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬

- Etoile d'Encre, chef du Tonnerre
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MessageSujet: Re: Le vent soufflait des idées ♪ {TERMINE.}   8/9/2012, 12:23

Fumée Ҩ Ombre Ҩ Encre
« La douleur du passé peut revenir à tout instant, l'affronter est le seul moyen de ne plus en souffrir. »


Tel le vent,
elle filait,
durement,
elle courait,
doucement,
elle pleurait.

La chatte aux longs poils noirs et blancs, courait. Pourquoi donc? Pour partir, loin, loin de son passé, de la mort de son père et de sa séparation avec sa soeur, loin de tout ça, très loin. Pelage de Brume fuyait, fuyait encore, et encore, courait sans relâche, ne voulant tout revivre, tout revoir, et encore pleurer. Elle ne voulait plus, elle ne tentait plus, elle ne pouvait plus, se souvenir, de son père, sa soeur, sa tristesse. Elle voulait oublier, et vagabonder, libre, sans rêve, sans passé. Mais elle le savait, c'était impossible. Bientôt, son rêve la ferait tout revivre, sans oublier le moindre détail. Ses rêves, ou plutôt, ses cauchemars étaient sans pitié, elle le savait mais espérer se réveiller avant tout, et pour une fois, priais le clan des Etoiles pour que quelqu'un la réveille. Ce devait bien être sa première fois, qu'elle demandais une chose pareille. Cependant, durant sa prière, rien n'avait changé, elle restais dans le territoire des Bipèdes, et ne pouvait en sortir, se retrouvant toujours devant une maison précise, cette maison, son ancienne maison. Elle s'arrêta finalement, frissonnant. Si elle revenait toujours devant la maison, c'était pour une raison, elle devait combattre ses douleurs, ainsi, elle serait soulagée. Pourtant, elle ne voulait pas, elle n'était pas prête. Mais elle savait, que fuir ne servait à rien. Doucement, elle entra dans le jardin.

Le noir, le plus profond. Les ténèbres, c'était le mot. Pelage de Brume se trouvait dans les ténèbres. Mais pourquoi? Elle ne le savait point. C'est alors que, petit à petit, une silhouette d'un chat se dessina au dessus d'elle. Elle ouvrit alors grands les yeux, se rendant compte qu'elle était dans le gîte des guerriers. Elle regarda le chat, ou plutôt, la chatte, au dessus d'elle, d'un regard interrogatif, impassible.

« Nuage de Fumée s'en est allé! Par cette tempête! déclara la guerrière, inquiète.
- Calme-toi, je suis sûr qu'il va bien! s'exclama Pelage de Brume, s'asseyant petit à petit. Il n'y as pas a t'en faire. » finit-elle, tout en commençant une toilette.

Finissant sa rapide toilette, elle observa à l'extérieur du gîte. Une forte pluie accompagnée de bourrasque puissante. Tout cela accompagné d'un ciel grisâtre et de gros nuages noir, rendant l'ambiance morose. C'est à cet instant, que Pelage de Brume comprit qu'elle s'inquiétait pour l'apprenti, s'il était parti seul par cette tempête, il pouvait y mourir, de froid comme tué par un prédateur. Ne voulant montrer qu'elle s'inquiétait du sort du chaton, elle regarda la guerrière venue lui annoncer cela. Nul doute qu'un autre chat avait disparu, tout le clan savait que Pelage de Brume ne s'en faisait pas pour si peu.

« Qu'y a-t-il d'autre? demanda-t-elle alors, coupant le silence.
- On ne peut rien te cacher.. répondait la guerrière, timide. Etoile d'Encre aussi s'en est allé.
- Et?
- Eh bien..
- Tu crois que si l'on nous attaque, nous ne pourrions pas nous défendre? feula Pelage de Brume, furieuse. Quel Clan s'aventurerais dehors par cette tempête? Si Etoile d'Encre est parti, c'est qu'il nous faisait confiance! Et puis, qui te dis qu'il ne sont pas partis ensemble?
- Tu...Tu as raison, finit la guerrière, se retournant pour partir.
- Attends! l'interrompit la lieutenante. Je vais chercher Nuage de Fumée, prends soin du clan en mon absence. Et quand Etoile d'Encre reviendra, tu l'avertiras de la situation.

La chatte hocha la tête, regardant Pelage de Brume, d'un regard remerciant avant de s'en aller. Quant à Pelage de Brume, prenant son courage à deux pattes, elle s'aventura hors du gîte, sous la tempête. Ses pattes s'enfonçaient dans la boue, rendant ses poils qu'elle venait de laver sales et lourds. Ce n'est pas pour si peu que la lieutenante abandonna. Continuant jusqu'au tunnel de ronces, là, elle put se reposer un peu, avant de reprendre la marche pénible, se dirigeant d'instinct vers le chemin du Tonnerre, se méfiant plus du Clan de l'Ombre que celui du Vent. Petit à petit, le vent ainsi que la pluie se calmèrent rendant l'ascension de Pelage de Brume beaucoup plus simple, elle en remercia le Clan des Etoiles, ne s'arrêtant pas. Elle espérait vivement que l'apprenti n'avait rien ou/et était accompagné de son chef. Mais pourquoi l'aurait-il accompagné? Et si c'était le cas, alors elle s'était inquiétée pour rien! Cependant, elle continuait, car rien ne disait que Etoile d'Encre était aux côtés de Nuage de Fumée, et il valait mieux s'en assurer. C'est alors que la pluie se fit de plus en plus fine, et le vent de moins en moins fort jusqu'à être tous deux inexistants. Pelage de Brume s'arrêta, humant l'air avant de repérer l'odeur du chemin du tonnerre. Bien vite, une pensée s'éleva dans son esprit. S'il avait été écraser? Non, impossible. L'apprenti n'était pas aussi casse-cou. Pelage de Brume reprit son chemin, s'avançant encore, avant d'affiche une mine de dégoût. L'odeur des monstres qui passait lui picotait le nez et le bruit lui bourdonnait dans les oreilles. Continuant malgré tout, elle aperçut une masse grise, dressée fièrement, pui s une voix qu'elle reconnaissais.

« Que fais-tu ici ? Tu es sur le territoire du Clan du Tonnerre. » disais celle-ci.

La chatte noire et blanche, ou plutôt noire et marron, reconnaissait bien la vox de Nuage de Fumée, elle soupira, soulagée, avant de relever vivement la tête puis de remuer les oreilles, agacée. Elle allait rejoindre le novice mais l'intrus ou plutôt, l'intruse, prit la parole.

« Tonnerre ? demanda-t-elle, plutôt choquée. Je me nomme Nuage D’Ombre. Je suis une simple apprentie qui s’est égarée à cause de l’orage. Maintenant je suis perdue…désolée d’avoir passé les frontières. C n’était pas du tout voulu. »

Pas voulu? Pelage de Brume aurait mis sa patte à couper que si, si une ombre, encore une autre, qu'elle reconnaîtrais entre mille ne lui en avait pas empêchée.

« Bonjour Nuage de Fumée. Et bonjour à toi aussi, jeune étrangère. Que fait-tu donc sur mon territoire, celui du Tonnerre. Et toi, Nuage de Fumée ? Envie de te dégourdir les pattes seul ? »

Visiblement, le novice n'avait pas été accompagné du meneur mais celui-ci l'avait trouvé. Pelage de Brume s'apprêtais à les rejoindre, mais lorsqu'elle leva la patte, elle s'aperçu de l'état de son pelage et n'eut nullement l'envie de se montrer ainsi. C'est pourquoi, elle entreprit de se faire une toilette puis de les rejoindre.

« Nuage de Fumée, tout le monde est inquiet au camp! Tu sais que tu n'as pas le droit de sortir seul et sans autorisation! feula-t-elle au novice, une fois au côté du chef avant de se tourner vers celui-ci. Et toi, tu aurais pu m'avertir que tu partais. » déclarait-elle, d'un ton froid et dur qui pourtant, se devait d'être plus chaleureux.

Suite à cela, elle toisa la novice de l'Ombre se tenant devant les trois chats du Clans du Tonnerre d'un regard très froid et très dur, mais elle ne disait rien. D'abord car Nuage de Fumée et son chef avait déjà demander ce qu'elle faisait sur leur territoires, et ensuite car si elle devait parler, ce ne serais pas calmement et amicalement et ça ne plairais pas à son chef. Remuant la queue d'agacement, elle ne cessait de fixer durement l'apprentie nommée Nuage d'Ombre.
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▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬

PELAGE DE BRUME
❝ La vie avait continué, la vie continue toujours. Elle te donne des raisons de pleurer et des raisons de rire. C'est une personne, la vie, une personne qu'il faut prendre comme partenaire. Entrer dans sa valse, dans ses tourbillons, parfois elle te fait boire la tasse et tu crois que tu vas mourir et puis elle t'attrape par les cheveux et te dépose plus loin. Parfois elle t'écrase les pieds, parfois elle te fait valser. Il faut entrer dans la vie comme on entre dans une danse. Ne pas arrêter le mouvement en pleurant sur soi, en accusant les autres, en buvant. Valser, valser. Franchir les épreuves qu'elle t'envoie pour te rendre plus forte, plus déterminée.  ❞
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MessageSujet: Re: Le vent soufflait des idées ♪ {TERMINE.}   30/11/2012, 21:22

« Sur les ailes légères de l’amour j’ai volé par-dessus ces murs, voulant te rejoindre. Mais ces murs sont fait de ronces infranchissables. »






Un jour de froid.
Toi en face de moi.
Un corps brûlant.
Tout est trop lent.
Et les larmes coulaient toutes seules..





« -Tonnerre ? »


Un seul mot. Mais ensuite la suite vint, fugacement.



« -Je me nomme Nuage D’Ombre. Je suis une simple apprentie qui s’est égarée à cause de l’orage. Maintenant je suis perdue…désolée d’avoir passé les frontières. Ce n’était pas du tout voulu. »

L’apprenti du Clan du Tonnerre planta cette fois-ci son regard brillant comme si une perle d’océan s’était invitée à l’intérieur dans celui de la chatte en face de lui. Croire ou ne pas croire, tout résidait dans une seule décision. Une décision qui pourrait décider, elle, d’une extrémité. Ou simplement aussi bien de la simplicité. Et dans ses yeux perdus, le félin sut lire une angoisse ivre et un tremblement puissant, sans intentions mesquines. Et ce chat crut son jugement, d’apparence et de fond. Car lui-même s’étant perdu, il savait que s’il s’était retrouvé sur le territoire du Clan de l’Ombre, il aurait pu dire la même chose. Il remarqua que cette apprentie esquissa un sourire, du moins cela y ressemblait. Un simple sourire, sur ce visage troublé. Certainement troublé par la tempête passée, aussi foudroyante que rapide. La déchaînée des éléments, comme si la colère d’un millénaire tombait sur une seule journée maudite. Le vent criant, la pluie battant, le sol embourbant, le soleil se cachant fièrement, ignorant le commun des mortels. Simple description d’une fureur ancestrale, qui a accompagné tant de siècles avant ces deux félins prisonniers de leurs idées, de leur vie. Ou alors était-ce bien eux qui gardait enfermé leur précieuse essence, jusqu’à que celle-ci se fasse déchirée par l’œuvre de la mort. Solution possible à tout instants de toutes vies, quoi qu’on dise. Nuage de Fumée secoua la tête, et continua de regarder devant lui, de son regard brulant par le froid, froid se répétant dans son âme. Il se récita le nom de Nuage d’Ombre dans sa tête. Une apprentie, bien sûr. Cela lui convenait, en voyant son pelage. Son triste pelage pleurant encore les souffrances de l’averse. Elle avançait fortement qu’elle n’avait pas délibérément passé la frontière. Même après ce qu’il venait de penser, Nuage de Fumée ne sut dire s’il la croyait vraiment. Puis son regard se replongea dans le sien. Il revit la profondeur d’une âme, une âme bousculée par la vie, cette chose dont personne ne voudrait avoir à faire en face. Comment une chatte qui voudrait violer le territoire du Tonnerre se retrouverait en face d’un de ses membres avec l’aptitude et le pelage blessé ? Cette fois, le félin au pelage encore humide s’ébroua complètement et essaya de se réchauffer avec les maigres rayons qui lui parvenait de l’astre couchant. La luminosité diminuait à vue d’œil, et cela pourrait être désavantageux si près du Chemin du Tonnerre. Le minou regarda furtivement cette boule de feu déchirants les nuages, fouettant le vent et il y vit le reflet d’une grandeur des flammes qui brûlaient à sa surfaces. Flammes chatoyantes, dansantes autour des ombres chinoises que projetaient les arbres et l’horizon. Tout autour de ce colosse, la précision du ciel augmentait. On sentait le crépuscule approcher rapidement, car il voulait sa place dans l’horloge funeste du temps. Le firmament laissait choir le bleu pour une couleur violine et bleu foncé. Pour un ciel comme l’encre, rempli d’ombres et de nuages de fumée, ressemblant à de la brume. La transparence de ce céleste apparaissait de plus en plus, laissant entrevoir quelques étoiles guides, lumières dans ce ciel de revenant. On percevait encore les nuées qui filaient, colorés par la lumière du soleil. Ils ressortaient jaunes pâles, magnifiques peinturages. Aussi, ci et là, on voyait des trous de lueurs, laissant paraître un ciel encore azur et clair pour quelques instants, et montrant que la tempête était finalement bien partie. Tout autour d’eux, la verdure se repliait et commençait sa longue attente des beaux rayons de l’aube. Malgré la puanteur, le manque de sens de l’orientation et le bruit fracassant, Nuage de Fumée put distinguer quelques bruits animaliers. L’apprenti répondit à la membre de l’Ombre dans un murmure encore glacé, cristal fondant dans la lueur magnifique des derniers soupirs d’une journée :



« - Nuage d’Ombre ? Et bien, ta frontière est de l’autre côté. Moi aussi l’orage m’a surpris, et je ne pensais pas trouver un chat de l’Ombre ici ! »

Nuage de Fumée, après lui avoir soufflé ces mots, piétina sur place, et il se lissa rapidement le pelage; mal à l’aise. En plus, il venait de lui avouer que lui aussi avait été pris dans la bourrasque ! Quel manque de réfléchi ! Le félin ne sut trop quoi faire en ce moment, car la jeune chatte le regardait obliquement. Il commença à vouloir lui redire quelque chose quand.. Une effluve bien trop connue lui chatouilla les naseaux. Une odeur qu’il aurait voulu éviter pour toute cette journée.. Surtout cette odeur. Car cela signifiait une seule chose. Juste une chose. Et malheureusement, il ne la voulait pas, cette fin. Fin de sa promenade. Pas qu’il n’aime pas son valeureux chef, mais à ce moment précis, il aurait préféré rester seul avec l’apprentie de l’Ombre. Pour pouvoir encore un instant profiter de cette balade époustouflante à travers le temps, goût sucré et salé mélangé, feuilles virolant doucement. Une explosion de couleurs et de liberté. Mais toute chose à une fin, surtout la vie. Il rendit donc son salut à son Chef qui vint se poster à quelques pas de eux deux. Étoile d’Encre. Son meneur, chef du Tonnerre. Ce n’était donc pas n’importe quel chat qui passait par là. Étoile d’Encre affichait un air calme et assuré. Il fit un signe de tête et un sourire à Nuage d’Ombre qui n’avait pas bougé depuis tout à l’heure. La silhouette fine du meneur se fondait dans l’obscurité grandissante, et son pelage sombre n’était distinct plus que par sa respiration. Seuls ses yeux brillaient dans noirceur qui commençait à s’installer, et Nuage de Fumée remarqua qu’il dominait les deux jeunes apprentis. Quoi de plus normal ? Tout de même, cette constatation montrait au félin ayant un pelage comme un ciel d’orage qu’il était encore novice et que le monde ne se limite pas à ce qu’on connait. Étoile d’Encre le déconnecta de ses pensées en prononçant une phrase dite d’une voix posée et sans à-coups :


« Bonjour Nuage de Fumée. Et bonjour à toi aussi, jeune étrangère. Que fais-tu donc sur mon territoire, celui du Tonnerre. Et toi, Nuage de Fumée ? Envie de te dégourdir les pattes seul ? »

Évidemment, en son rôle de Chef, il se devait de prononcer cela. Mais quand de même, le félin gris se sentit outré en pensant que son Chef lui demandait des explications. N’avait-il pas le droit de sortir un peu, de temps en temps ? Bien sûr que non, il le savait. Surtout pas en temps d’orage ! Il n’était encore qu’un apprenti. Qui se devait d’obéir. Et le leader, lui, pouvait naturellement sortir et se promener. Quand bien même, le jeune félin se demandait ce qu’Étoile d’Encre venait faire au Chemin du Tonnerre… Il remarqua la fourrure trempée de son chef. Peut-être c’était-il lui aussi fait prendre dans l’averse meurtrissante… quand même, autant de chats surpris par ce simple caprice douteux.. Étoile d’Encre attendait patiemment la réponse des deux novices, apparemment. Nuage d’Ombre, elle, se dandinait, une patte sur l’autre. Nuage de Fumée n’avait pas tellement envie de répondre à cette question, mais situation l’oblige. Il essaya de calmer son esprit en mouvement continuel depuis tout à l’heure. C’était comme si les monstres lui marchaient à l’intérieur de lui-même, douleur et force en même temps. Comme la machine est lancée. Vapeur, charbon et traction. Une multitude de tâches à la fois, et dans sa trajectoire aucuns obstacles. Sensation pour calmer le jeu. Le froid qui se réinvite encore une fois, sentant que son corps s’en à pas assez. Un long frisson, long frisson qui démange. Courant sur sa peau, sautant et s’appuyant par endroit. Incontrôlable. Lancé. Et ce ciel qui regarde, regarde tellement qu’il semble vivre. Expiration d’une étoile, un coup de vent et plus rien. Le silence d’un instant, mélodie vivement sensuelle. Une seule note retombante. Celle de cette vie, qui s’écoule, s’enlaçant, s’entrechoquant avec le temps. Ce chronos régulier mais mort pour autant. Seules les secondes passent une par une. Alors comment dire que ce temps vit, trépasse, revit, aime, regarde, souffre, pleure, déchire, tue. Comment dire qu’il permet tant de choses, mais en défait tout autant ? Comment expliquer qu’un jour à toujours son lot de secondes passées, et que chaque jour te rend plus vieux ? Mélange ineffable de la vie et des chronos. Marié à l’unisson, voté par une seule chose. Ne serait-pas dictature que d’imposer son rythme au autres ? De dire « moi je veux que la vie soit dure, et que le temps passe tout le temps pareillement » ? De dire que le temps passe, oui, mais comment ? Il passe certainement devant nous, dedans nous. Un flux continu, un poids presque vivant. Mais la mort nous rattrape, et le temps n’y peux rien. A ce qu’il paraît. Et s’il s’arrêtait ? Qui nous tuerons ? Peut-être nous même.. Il y a des pays où les gens au creux du lit font des rêves. Ici; nous vois-tu, nous on marche, nous on tue, nous on crève. Sifflez, compagnons : dans la nuit, la Liberté nous écoute. Alors de toute cette idée repose une réflexion, regardez la vie. Elle vous regarde, rit, vous pleure, vous chérie. Car en fait, elle aime, n'aime t-elle qu’un dieu ? Et non pas tout être vivant, vivant de la vie, qui est son essence ? Chérissez là, elle vous gardera. Tomber en poussière, redevenir poussière d’étoile. Quitter le feu sacré, revivre. Au fond des yeux, cette étoile continue d’exister, sentence mortelle. Alors cet éclat glacé brille, comme la surface de ce lac. T’en souviens-tu ? Seule la brise bruissait, les eaux étaient calmes. Le vent soufflait sur nous, criant haut et fort la liberté d’exister. Nous voguions sur ces eaux inexistantes, tout deux. Nous sommes de la même terre mais pas du même monde. Comment faire pour se voir ? Comment faire pour se parler ? Une déchirure dans mon âme, déchirure qui atteint mon cœur. Esprit à jamais modifié. Et si le destin existait finalement ? Non me dis-tu, continu ton chemin : un soleil t’éclaireras ta route, perçant même les nuages les plus tenaces. Je te vois une dernière fois, sur ce chemin d’eau et d’astres, poussière et lucioles se mêlant à nos voix, à nos yeux, à même notre corps. Tu me regardes comme celle qui sait tout, mais je ne sais rien. Comment te retrouver ? Attendre. Attente ineffable ? Profiter de la vie, et laisser le temps faire son boulot. Toujours le même discours. Mais serait-ce car il est véritable ? Une dernière lueur brille dans tes yeux. Un amour, le savoir, le feu sacré que même notre chemin ne sépare. Et puis ce noir total. Une cascade, au loin. Puis je tombe de haut, couleurs, explosion. Puis les eaux calmes me noyant, et un retour à la réalité m’emporte. Un bruit. Respiration. Vie. Et l’étoile me regarde toujours. Son éclat glacé brillera pour moi.

Nuage de Fumée ferma les yeux un instants et les rouvrit. Il se trouvait toujours devant les deux félins. Rien n’avait changé, mais juste un peu de lumière persistait à rester accroché à l’air. Son corps ne lui disait rien, et juste la nauséabonde odeur du Chemin du Tonnerre lui parvenait. Il lui fallait répondre, maintenant. Le félin au pelage pareil à la fumée inspira un bon coup, et il voulut se lancer. Mais une voix qui se rapprochait l’en empêcha. Une voix dure et franche, coléreuse. Et l’apprenti comprit très bien pourquoi.


« Nuage de Fumée, tout le monde est inquiet au camp! Tu sais que tu n'as pas le droit de sortir seul et sans autorisation! »

Pelage de Brume, maintenant. Sa chère Lieutenante de Clan. Elle avait largement feulé ces mots. Elle s’approchait d’Etoile d’Encre, et semblait furieuse. Mais elle semblait aussi se contrôler. Puis il remarqua qu’elle aussi avait le pelage mouillé. A peine mouillé, mais quelques gouttes semblaient presque accrochées à ses poils brillants. S’était-elle fait avoir par la pluie, elle aussi ? Le novice ne put s’empêcher de sourire, un sourire suffisant. Pourquoi fallait-il que son chef et sa lieutenant le suive, ou le repère quand il sortait, en plus par temps.. Orageux. Le pelage lisse, brillant et soyeux du lieutenant réfractait la douce lumière du soir. Elle semblait comme apparition dans ce monde, sortie de nulle part, annonçant maintes choses problématiques. Nuage de Fumée la regardait quand elle se tourna vers Étoile d’Encre, à qui elle dit d’un ton de reproche, d’une voix dure, cassante, furieuse, mais qui se voulait respectueuse car elle s’adressait à son chef :


« Et toi, tu aurais pu m'avertir que tu partais. »


Nuage de Fumée faillit, encore une fois, rigoler. Ces trois félins du Tonnerre réunis après une averse, en face d’une apprentie adverse, du Clan de l’Ombre de plus est. Mais il se reprit bien vite. Il lui fallait trouver une réponse cohérente. Malgré tout, il ne pouvait ne pas ressentir de la frustration à ce moment. Il fallait bien que lui aussi se change les idées de temps en temps ! Il n’était pas qu’un apprenti à qui on demandait de s’entrainer pour servir le Clan plus tard ! Lui aussi avait un passé, et pas des plus joyeux. On aurait dit qu’il s’en fichait.. Mais le jeune félin se dit que peut-être eux aussi avait ces réflexions là, comme aussi un passé douloureux. Sous l’éclat crépusculaire vraiment présent, il planta ses deux prunelles d’un bleu comme une eau des plus profondes, reflétant son âme dans le regard de ses deux aïeuls. Puis il se leva, s’étirant, et il fit un pas vers eux, s’éloignant de son arbre. Enfin il répondit, sa réponse, d’une voix d’un tantinet moqueuse mais intense :


« - Bonjour, Étoile d’Encre. Bonjour, Pelage de Brume. C’est vrai que j’ai quitté le camp, tout à l’heure, mais je ne pensais pas que la tempête continuerait. Je voulais juste faire un petit tour. Mais vous, pourquoi êtes-vous là ? Vous me suivez maintenant ? »



Dernière édition par Nuage de Fumée le 22/4/2013, 15:44, édité 6 fois
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MessageSujet: Re: Le vent soufflait des idées ♪ {TERMINE.}   2/1/2013, 22:44


« - Nuage d’Ombre ? Et bien, ta frontière est de l’autre côté. Moi aussi l’orage m’a surpris, et je ne pensais pas trouver un chat de l’Ombre ici ! »


Alors lui aussi c’était fait surprendre par l’orage ? Je n’étais pas la seule alors. Sans aucunes raisons valables, cela me soulageait en réalité. J’aurais pu soupirer tellement j’étais soulagée. Mais cela n’aurait pas été poli, d’autant plus que j’étais en faute plutôt grave. Je ne pensais pas non plus me trouver sur les terres du Tonnerre, j’étais aussi surprise que le jeune chat. Cet orage m’avait vraiment entrainé loin de chez moi. J’imaginais fort bien les diverses réactions du clan. Bulle Eternelle devait se faire un sang d’encre pour moi, de même que la chef. D’autres aussi devaient se demandaient ce qu’il m’était arrivé. Mais j’étais certaine que quelques chats serraient bien heureux eux. Ils devaient penser que j’étais partie, las de leurs moqueries. Envolée, comme de la fumée. Mais c’était hors de question. Je n’allais pas abandonner ma famille comme ça, et surtout mon mentor. C’était vraiment elle ma famille. La seule que je regretterais réellement quand le moment pour moi serra venu. Ce ne sera plus long, je le sens.

Mais soudainement me voilà tirais de mes pensées par l’arrivée d’un chat inconnu. Il portait lui aussi l’odeur du Tonnerre, et je commençais à avoir peur. Si jamais c’était un guerrier du clan adverse, j’étais mal. Un apprenti est toujours plus compréhensif, surtout que lui aussi avait été surpris par l’orage. Le matou ne devait pas avoir ressenti cette terreur lors des grondements du ciel. Lui était grand et fort, bâti pour les combats, endurcit. Le jeune était promis à cet avenir. Moi je n’étais qu’une petite apprentie à peine sortie de la pouponnière, apprentie-guérisseuse qui plus est. Mais comme je l’avais déjà pensé un peu avant, dans peu de temps tout sera fini. Pour moi. Depuis quelques temps, les ancêtres me laissent des messages flous, mais pourtant assez explicite. Je sais que mon heure approche.

« Bonjour Nuage de Fumée. Et bonjour à toi aussi, jeune étrangère. Que fais-tu donc sur mon territoire, celui du Tonnerre. Et toi, Nuage de Fumée ? Envie de te dégourdir les pattes seul ? »


Mon territoire ? C’était bien ma veine. Voilà que j’avais en face de moi le chef du clan du Tonnerre, le plus hostile envers mon clan. Je reculais d’un pas, tout en baissant un peu la tête et surtout le regard. Ce n’était pas le moment de faire preuve d’irrespect. J’aurais dû répondre rapidement, mais ma langue était comme paralysée. Impossible d’ouvrir les mâchoires. Je commençais même à trembler un peu, mais c’était à cause du froid. Un vent glacial souffla sur nous pendant un moment, comme pour nous promettre un avenir froid. Le doute n’était plus vraiment permis, nous allions tous souffrir dans peu de temps. Les clans allaient devoir faire face à une grande menace, je le sentais au plus profond de moi. J’espérais juste que ce ne serait qu’un peu, du moins pour eux. Et pour mon clan évidement. Ce serait dur bien sûr, mais il leur faudrait tenir bon.

Alors que j’allais enfin prendre mon courage deux pattes et parler, une nouvelle fois se fit entendre.

« Nuage de Fumée, tout le monde est inquiet au camp! Tu sais que tu n'as pas le droit de sortir seul et sans autorisation! »

La chatte qui venait vers nous était aussi du Tonnerre, je le sentais fort bien. Elle était visiblement en colère, et elle m’inspirait tout de suite de la peur.

« Et toi, tu aurais pu m'avertir que tu partais. »


Elle parlait sur le même ton au grand matou, ce qui me fit penser qu’ils étaient proches tous les deux. Sinon, elle ne se serait pas permise…si ? Je me voyais mal parler ainsi à quelqu’un. Nous n’avions visiblement pas le même caractère du tout.

« - Bonjour, Etoile d’Encre. Bonjour, Pelage de Brume. C’est vrai que j’ai quitté le camp, tout à l’heure, mais je ne pensais pas que la tempête continuerait. Je voulais juste faire un petit tour. Mais vous, pourquoi êtes-vous là ? Vous me suivez maintenant ? »


Ainsi, j’étais en face d’Etoile d’Encre, Pelage de Brume et Nuage de Fumée, tous du Tonnerre. Le chef, la lieutenante et un apprenti. J’avais vraiment fait une rencontre aujourd’hui. Bonne ou mauvaise ? Excellente question. J’analysais ensuite le comportement des chats. Nuage de Fumée semblait agacé. J’aurais surement réagis pareil si j’avais été sur mon territoire et que la chef et Goutte de Pluie étaient parties à ma recherche. Après tout, je suis apprentie, pas une chatonne. Mais le fait que moi, j’étais perdue sur territoire ennemi en plus. Nous n’étions pas dans le même cas.

Je sentais que le ton pouvait vite dégénérer, surtout que Nuage de Fumée avait été trouvé en train de parler avec moi, au lieu de me chasser. Ce n’était surement pas une bonne chose pour lui. Et c’était ma faute. Je décidais de réparer au mieux les dégâts, car c’était ma faute, mais en plus l’apprenti m’était sympathique. Je voulais vraiment l’aider. D’une petite voix, je pris la parole.

« -Excusez-moi de vous avoir déranger. Je ne voulais pas franchir les frontières, je suis affreusement confuse. Je vous prie Etoile d’Encre, Pelage de Brume, Nuage de Fumée d’accepter mes plus sincères excuses ainsi que celle de mon mentor Bulle Eternelle, guérisseuse de l’Ombre. Ce genre d’incident n’arrivera plus, je vous l’assure. Maintenant je vais rentrer chez moi, et soyez sûr que je recevrais une punition digne de mon erreur. Je dois à présent vous dire adieu. »


Et sans demander mon reste, je partis vers mon clan. Je ne les reverrais surement jamais, ces braves chats. C’était bien dommage, j’aurais voulu les connaitre. Du moins Nuage de Fumée. Il était le tout premier étranger que je rencontrais. Et je dois avouer qu’il n’était pas sans charme. Mais rien ne se serait produit entre nous de toute façon. Alors que je gambadais en direction de ma maison, je me retournais une dernière fois pour regarder ce futur grand guerrier. Je lui souhaitais de bon cœur une vie agréable, de même que le grand chef et la grande lieutenante qui se tenaient à côté de lui. Puis je m’en fus dans les ombres…


[HS-Désolée du retard, et de la médiocrité - - Sinon, moi je vous quitte ici ^^ Ah, j'ai posté avec Argent car je ne pouvais pas avec Ombry T-T -SH]

▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬

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MessageSujet: Re: Le vent soufflait des idées ♪ {TERMINE.}   3/1/2013, 17:35

" Et l'Ombre s'en alla. "


Tandis que j’attendais la réponse des deux jeunes chats en face de moi, la tempête se calmait. C’était vraiment une bonne chose, moins de pluie, moins de vent et tout le monde se porterait bien mieux. Je croisais un instant le regard de Nuage de Fumée. Bien évidemment, il n’était pas jouasse d’avoir était surpris en flagrant délit si je pouvais dire. En temps normal, il aurait dû chasser la jeune chatte ébène. Et pourtant, ils étaient simplement en train de parler. Cependant, je ne pouvais pas le réprimander pour cela. A sa place, j’aurai surement agit de la sorte. Cela me surprenait d’ailleurs. Moi qui avait pour habitude d’être froid et distant, du moins dans mon enfance, je ne ressentais aucun sentiment d’hostilité envers la jeunette du clan adverse. Peut être était-ce son regard si troublant qui calmait mes sens. Des yeux vairons. Comme moi … Je pouvais m’imaginer la douleur qu’elle ressentait, toutes les épreuves par lesquelles elle devait passée … De la pitié ? Non. C’était un sentiment bien plus noble qui animait mes pensées. La compassion, oui, je compatissais avec cette petite. Néanmoins, je n’eus pas le temps pour discuter plus longtemps avec les chatons qu’un bruissement derrière moi aiguisa mes sens.

Je me retournais vivement pour faire face à une éventuelle menace. Ceci s’évapora bien vite quand je vis immerger des plantes un pelage souillé par la pluie, blanc et noir. Mon corps ne se détendit pas pour autant. Pourquoi ? Il s’agissait de ma lieutenante … Pelage de Brume, ou Mist comme j’aimais la surnommée. Avec son drôle de caractère, je m’attendais à ce qu’elle nous réprimande tous. D’ailleurs, sa mine grave n’évoquait rien de bon … Je ne pus cependant pas retenir un sourire discret quand sa voix féminine mais autoritaire s’éleva:

« Nuage de Fumée, tout le monde est inquiet au camp! Tu sais que tu n'as pas le droit de sortir seul et sans autorisation! »

Elle feula ses paroles, visiblement, elle prenait son rang très à cœur. Je n’aurai pas était aussi dur avec l’apprenti à sa place. Mais ce qui vint ensuite fut pire.

« Et toi, tu aurais pu m'avertir que tu partais. »

Je soupirais. Son ton mêlé et de froideur et de chaleur m’amusait. Elle qui ne voulait pas que je m’occupe de son cas, c’était étrange ! D’habitude, Mist m’aurait maudit pour m’intéresser à son bien être et voilà qu’elle m’avait suivit, tout comme j’avais suivis le jeune Nuage de Fumée. Puis toisant froidement la jeunotte noire, elle balança sa queue dans les airs, agacée par l’intrusion d’infortune. A tension monta d’un cran, et je n’aimais pas cela. Pelage de Brume, ou Mist, se révélait parfois très dure et distante … Je secouais la tête, m’apprêtant à parler lorsque la jeune voix de notre apprenti se fit entendre:

« - Bonjour, Etoile d’Encre. Bonjour, Pelage de Brume. C’est vrai que j’ai quitté le camp, tout à l’heure, mais je ne pensais pas que la tempête continuerait. Je voulais juste faire un petit tour. Mais vous, pourquoi êtes-vous là ? Vous me suivez maintenant ? »

Sa réponse fut cohérente. La tempête avait finit par tous nous rassemblé ici, près du Chemin du Tonnerre. Je ne pouvais pas lui en vouloir pour cela, les éléments étaient tellement imprévisibles et capricieux. Le Céleste pouvait être calme comme un petit court d’eau, comme il pouvait être déchainé comme un combat entre deux clans … Il était indomptable. Puissant. Il avait le pouvoir de bouleverser nos pauvres vies, le Céleste … Mais je n’avais pas le temps de divaguer sur ce dernier, car Nuage de Fumée avait glissait deux questions dans ses paroles. Pourquoi nous étions là … Un bref soupir s’échappa de ma gueule, alors que j’avançais d’un pas.

J’allais donc lui répondre, le plus concrètement et le plus posément possible lorsque ce fut cette fois, une petite voix qui m’en empêcha. Je tandis l’oreille et tournais mon regard vers la silhouette noire et frêle de la jeune de l’Ombre.

« -Excusez-moi de vous avoir déranger. Je ne voulais pas franchir les frontières, je suis affreusement confuse. Je vous prie Etoile d’Encre, Pelage de Brume, Nuage de Fumée d’accepter mes plus sincères excuses ainsi que celle de mon mentor Bulle Eternelle, guérisseuse de l’Ombre. Ce genre d’incident n’arrivera plus, je vous l’assure. Maintenant je vais rentrer chez moi, et soyez sûr que je recevrais une punition digne de mon erreur. Je dois à présent vous dire adieu. »

La petite s’en alla, très rapidement. Dommage, j’aurai aimé lui parler un peu … Mais le destin était ainsi fait. J’avais le regard triste un instant mais je l’effaçais rapidement. Ce n’était pas mon rôle de Chef, je n’étais pas seul à cet instant. Je me repris donc, et m’assis à nouveau. Un regard à Nuage de Fumée, un regard à Pelage de Brume. Je baissais rapidement la tête pour les saluer. Avec tout cela, j’en avais oublier la politesse ! J’entrepris ensuite de répondre à Nuage de Fumée. Mais avant, il me fallait régler le problème Mist.

« Pelage de Brume … -je me retins de ne pas utiliser son surnom- En tant que Chef, je me sentais capable de pouvoir régler cette affaire sans t’en avertir. De toute façon, j’avais la conviction que tu pointerais rapidement le bout de ton museau. -je souris un court instant avant de reprendre- En tant qu’ami, je suis assez satisfait que tu te soucis de nous au point de nous suivre. »

Je savais pertinemment que Mist ne serrais pas radoucie par mes paroles mais c’était plutôt amusant. Alors, avant de l’a laissé me répondre, je tournais la tête vers le jeune apprenti. Je ne pus m’empêcher de remarquer qu’il était fin prêt pour devenir guerrier. Son entrainement devait surement touché à sa fin. Je lui dis alors, d’un ton qui se voulait juste mais chaleureux:

« Quant à toi, Nuage de Fumée, je ne peux pas t’en vouloir pour ta fugue … Tu es jeune, il est normal de vouloir explorer seul les alentours. Surtout que, tu va bientôt devenir guerrier non ? Ensuite, je ne peux non plus te blâmer pour ne pas avoir chasser la jeune apprentie. J’aurai surement eut le même comportement à ta place. Quoi qu’il en soit, venons en à ce qui t’intéresse … Si je t’ais suivis, c’est parce que moi aussi, je me suis fait surprendre par la tempête. Et puis, j’ai le droit de m’inquiéter pour les membres de mon Clan, non ? »

Je lui souris chaleureusement, ne cherchant pas à créer d’hostilités. Je m’attendais ensuite à entendre les réponses cinglantes de mon amie mais ne lui permit pas pour autant. Je me relevais rapidement, prêt à partir.

« Cependant, continuons cette discussion au Camp, si vous le voulez bien. »

Je fis un mouvement de queue, comme pour les inciter à me suivre puis fis un bond dans les fougères. La discussion continua parfois le temps du trajet et nous regagnèrent tous les trois le Camp du Tonnerre ...

- Etoile d'Encre ~


[ Je suis ok pour terminer le Rp après vos réponses ! ]

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MessageSujet: Re: Le vent soufflait des idées ♪ {TERMINE.}   8/1/2013, 22:05

Ton chef soupire. Quoi de plus normal! Suite à cela il secoue la tête, fermant un instant ses yeux vairons, avant d'ouvrir la bouche, prêt à parler. Tu tends l'oreille, prête à sauter sur l'apprentie de l'Ombre. Mais ce n'est pas la belle voix grave et habituelle de ton ami qui arrive au creux de ton oreille, mais celle du novice. Celui-ci s'est approché d'un pas et à déclarer qu'il s'est fait surprendre par la tempête. D'accord, tu le crois. Mais, il aurait pu rentrer! Bref... Sa dernière phrase te fait réprimer un feulement. Comme si tu n'a que ça à faire: suivre un apprenti! Tu veux bien être gentille, mais faut pas pousser! Enfin bon... Ton chef soupire, s'avance aussi et tente une nouvelle fois de parler. Il est malheureusement encore coupé. Par l'apprentie de l'Ombre, cette fois. Tu feule.

« Excusez-moi de vous avoir déranger. Je ne voulais pas franchir les frontières, je suis affreusement confuse. » s'excuse l'intruse, mais tu ne la crois pas. « Je vous prie Etoile d’Encre, Pelage de Brume, Nuage de Fumée d’accepter mes plus sincères excuses ainsi que celle de mon mentor Bulle Eternelle, guérisseuse de l’Ombre. Ce genre d’incident n’arrivera plus, je vous l’assure. Maintenant je vais rentrer chez moi, et soyez sûr que je recevrais une punition digne de mon erreur. Je dois à présent vous dire adieu. »

Lorsque tu comprend qu'elle est l'apprentie-guérisseuse du clan de l'Ombre, tu baisse la tête, signe de respect. Celle-ci n'a rien à faire ici, aucune herbe ne pousse, rien. Elle s'est simplement perdue comme elle l'a fait entendre, et, pendant un instant, tu te sens coupable de ne pas l'avoir crue. Pourtant, tu sais que le clan de l'Ombre n'est pas fiable, tu oublie donc ce remord inutile. La jeunette s'en va en courant, traversant le chemin du Tonnerre en quelques bonds gracieux, entre deux monstres. Tu la voit se retourner avant de ne plus la voir. Elle a disparue dans les entrailles de son Clan. Parfait! pense-tu. Tu te retourne et surprend le regard peiné de ton chef, pourtant, tu crois l'avoir rêvé tant il fut court. Il se rassit, avant de vous saluer, toi et Nuage de Fumée et de te regarder. Que va-t-il encore te reprocher?

« Pelage de Brume… » dit-il. Il ne t'a pas appelée Mist, pour une fois! « En tant que Chef, je me sentais capable de pouvoir régler cette affaire sans t’en avertir. De toute façon, j’avais la conviction que tu pointerais rapidement le bout de ton museau. » Il te souris un instant, pendant que tu remue les oreilles, bien agacée, puis reprend. « En tant qu’ami, je suis assez satisfait que tu te soucis de nous au point de nous suivre.
- Vous suivre! » crache-tu, outrée.

Tu ne le contredis pourtant pas, car il est vrai que tu t'est inquiétée, et, même si ça te gêne encore un peu de le faire, tu n'a pas honte d'aimer les membres de ton propre clan! D'autant plus que tu est leur lieutenant, c'est donc normal, pour une chatte loyale, non? Il se tourne vers Nuage de Fumée, afin de lui parler. Tu en profite pour regarder le ciel. Celui-ci s'éclaircit peu à peu; entre les nuages on peut voir le soleil tenter de s'infiltrer à travers eux, rendant les sombres nuages plus clairs. Finalement, ce jour de tempête finira en beau temps! Tu rabaisse la tête, observant ton supérieur qui ne regarde aucun des deux en particulier. Il dit de poursuivre cette conversation et, sans que personne ne puisse rien faire, il détale. Tu le regarde courir a travers la forêt et, dans cette sombre journée, on ne l'aperçoit presque pas. Ton regard maternel qui le couvre disparait lorsque tu te souviens que Nuage de Fumée est toujours à tes côtés. Secouant ta tête, tu cherche une excuse tout en espérant qu'il ne t'aie pas vu.

« Allons-y. » souffle-tu. « Ton mentor doit s'inquiéter. »

Tu part le plus vite possible à la suite de ton chef, sans regarder en arrière si le novice vous suit. De toute manière, il connait le chemin du camp!

▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬

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MessageSujet: Re: Le vent soufflait des idées ♪ {TERMINE.}   1/5/2013, 19:39

Et l'Ombre s'étira, d'une couleur d'Encre. Alors la Brume et la Fumée couvrirent le monde. ♫





Nuage de Fumée regarda, un à un, les félins en face de lui. Dans son cœur, la bataille était engagée entre la fureur, le doute et l’orgueil. Son Lieutenant et son Chef, après qu’il est énoncé ses paroles, bougèrent sur eux-mêmes. Tous les deux, ils semblèrent prêts à dire quelque chose quand une voix s’éleva parmi le vent, frêle comme un radeau mais puissante comme la feuille qui constitue l’arbre. Elle appartenait à Nuage d’Ombre.


« - Excusez-moi de vous avoir déranger. Je ne voulais pas franchir les frontières, je suis affreusement confuse. Je vous prie Toile d’Encre, Pelage de Brume, Nuage de Fumée d’accepter mes plus sincères excuses ainsi que celle de mon mentor Bulle Éternelle, guérisseuse de l’Ombre. Ce genre d’incident n’arrivera plus, je vous l’assure. Maintenant je vais rentrer chez moi, et soyez sûr que je recevrais une punition digne de mon erreur. Je dois à présent vous dire adieu. »



Et puis, sans un mot de plus, exactement comme la vie qui sait quand quitter les corps des vivants, la petite chatte s’en alla. Telle la lune au bout de la nuit. Nuage de Fumée la regarda partir, un pincement au cœur. Pourquoi ressentait-il une compassion, une amitié pour cette apprentie inconnue ? Peut-être parce qu’elle aussi, l’orage l’avait secoué, frappé, égaré. Il se souvint fugacement de sa « sieste » passée dans la forêt. Froid, inconfort et peur était les maîtres d’œuvre de cette journée. Enfin, il réalisa ce qu’elle venait de dire. Qu’elle était apprentie-guérisseuse. Et que son mentor était.. Bulle Éternelle. La guérisseuse de l’Ombre qu’il avait croisé, ou plutôt arrêté, à l’entrée de son camp. Aussi, elle tint une leçon d’humilité admirable en promettant pour elle-même une punition. Le félin au regard bleuté se dit qu’elle ferrait un jour une formidable guérisseuse, surtout avec un mentor patient comme le sien. A ce moment, le chat du Tonnerre se réjouit de ne pas l’avoir attaqué, car aucun guerrier ne devait user de violence sur les guérisseurs des Clans. Dans la nuit, seuls trois pelage brillaient sous un éclat crépusculaire encore vivant. La fin de la journée était fraîche, et Nuage de Fumée sentait encore le vent frisquet descendant du ciel courir sur son pelage, jouant avec ses poils. L’apprenti regarda ses supérieurs et il vit que sa lieutenant semblait un peu plus calmé, puis son Chef les regarda, chacun leur tour. Il semblait être une grande ombre sombre se détachant du sol, prenant vit. Nuage de Fumée y vit la belle image d’un Chef fort, à côté de son Lieutenant et d’un apprenti. Sa fureur fut un instant reposée, puis son Meneur se mit à parler. Il l’écouta d’une oreille attentive.



« Pelage de Brume … En tant que Chef, je me sentais capable de pouvoir régler cette affaire sans t’en avertir. De toute façon, j’avais la conviction que tu pointerais rapidement le bout de ton museau. En tant qu’ami, je suis assez satisfait que tu te soucis de nous au point de nous suivre. »



Le félin au pelage comme la fumée vit Étoile d’Encre esquisser un léger sourire pendant qu’il prononçait ses mots. Il entendit aussi une brève réponse de la part de Pelage de Brume, mais ne la retint pas. Il attendait ardemment la suite, car il savait qu’il y en aurait une. Il avait répondu de façon cavalière à son Chef, avec une voix forte et ironique, manquant presque de respect. Le chat avait la certitude la plus complète qu’il allait se faire sermonner. Puis, Étoile d’Encre se tourna vers lui. Il resta un très court moment à ne rien dire, et enfin ses lèvres bougèrent.




« Quant à toi, Nuage de Fumée, je ne peux pas t’en vouloir pour ta fugue … Tu es jeune, il est normal de vouloir explorer seul les alentours. Surtout que, tu va bientôt devenir guerrier non ? Ensuite, je ne peux non plus te blâmer pour ne pas avoir chassé la jeune apprentie. J’aurai surement eut le même comportement à ta place. Quoi qu’il en soit, venons en à ce qui t’intéresse … Si je t’ais suivis, c’est parce que moi aussi, je me suis fait surprendre par la tempête. Et puis, j’ai le droit de m’inquiéter pour les membres de mon Clan, non ? »



Nuage de Fumée sentit une chaleur monter en lui. Étoile d’Encre qui compatissait ! De plus, il lui avait donne l’espoir d’être nommer guerrier bientôt. Il approchait de l’âge, certes, mais l’entendre de la part de son Meneur faisait toujours plaisir. Aussi, le Chef du Tonnerre se montrait bien magnanime, autant envers lui que Nuage d’Ombre. Enfin, sa réponse à sa question était simple. Lui aussi, les bras furieux de la pluie et du vent l’avaient emporté. Et il disait tout simplement qu’il l’avait suivi car il s’inquiétait. Étoile d’Encre le regarda profondément. Et il lui sourit, un sourire amical, fervent. Pas sur un ton cynique. L’apprenti du Clan du Tonnerre hocha la tête, satisfait. Il ne gardait pas rancune envers son Meneur ainsi que Pelage de Brume. Il lui avait répondu gentiment et avec beaucoup de calme, réduisant son ardeur. Le petit chat pensa que bien des chats l’auraient puni s’il leur avait parlé comme cela. Son Chef était pourvu d’une grandeur d’âme exceptionnelle. A cet instant, il fit pris d’une décharge d’adrénaline et d’une bouffée d’amitié envers Étoile d’Encre. Il faisait parti du puissant Clan du Tonnerre, il était apprenti. Son Chef était grand, fort et intelligent, son lieutenant maline et ardente. Et ils ne l’avaient pas inquiété. Il regarda les étoiles qui commençaient à apparaître clairement dans le firmament gelé, et il remercia ses ancêtres pour sa condition. Un mouvement le tira de ses pensées. Le félin noir et gris s’était levé, prêt à repartir. Il annonça :



« Cependant, continuons cette discussion au Camp, si vous le voulez bien. »



Il conclut avec un mouvement de queue, puis il commença à s’en aller. Le félin au pelage de cendre le vit disparaître entre les arbres, son pelage se mêlant aux ombres. Nuage de Fumée s’ébroua, se tenant prêt à y aller. Il attendait juste que son lieutenant parte, pour fermer la marche. Il la regarda donc, ses yeux brillant dans le noir. Pelage de Brume semblait fixer l’endroit où le Chef du Tonnerre avait disparu. Une lueur étrange scintilla devant ses yeux, mais elle disparut bien vite et la chatte secoua la tête. Elle se leva et prit la direction du camp en soufflant quelques mots :



« Allons-y. Ton mentor doit s'inquiéter. »



Et elle fila telle une particule de lumière rejoindre son Chef. Le matou au pelage rappelant la fumée se mit à trotter. Il regarda une dernière fois l’arbre d’où il était descendu, se rappelant sa quête pour retrouver son chemin. Et l’apparition surprise de l’apprentie guérisseuse de l’Ombre. Il se promit de ne jamais oublier cette gentille chatte. Puis il s’enfonça dans la forêt, forêt sombre par delà les arbres. Il vit au loin deux silhouettes bouger, donc il accéléra un peu. Nuage de Fumée sentait son cœur battre pour bien des choses. Une allégresse le tenaillait. Il se sentait vivant, utile. Sa mélancolie de la journée était partie comme le soleil qui s’esquissait. Il oublia sa douleur, son aversion par la course sur la terre humide et froide. Ses pattes foulaient le sol dans un rythme régulier, ses yeux reflétaient la douce lumière de la première heure de la nuit. Son pelage n’était plus trempé mais il frissonnait sous l’ombre dansante des arbres. Il se sentait comme au milieu d’une symphonie : mille instruments se jouaient en lui. Son avenir lui semblait tracé dans le marbre; un avenir solide et heureux. Mais il détiendrait toujours le maillet et le ciseau pour se retracer son chemin si besoin. Il l’avait pas d’avis sur la question du destin, mais s’il existait un sort qui nous était réservé dans un livre, une ligne tracée quelque part, le jeune chat savait qu’il réussirait à le changer. En son cœur se tenait tant de notes d’allégresse qui semblait jouer chacune une mélodie différente, du joyeux à l’épique, passant par le bruyant et le sentimentale. Tant sons, de mouvements différents. Nuage de Fumée ne savait plus quoi penser. Il espérait tant revoir Nuage d’Ombre devenue guerrière, Bulle Éternelle et sa sagesse. Il appréciait maintenant plus Étoile d’Encre et Pelage de Brume pour ne pas lui avoir fait des millions de remarques. Il entendit au loin des éclats de voix enjoués qui venait de devant lui, aussi des buissons qui tressaillait. Toute la forêt semblait commencer à s’endormir, sous le vent maintenant doux et paternel qui soufflait. L’approche de la nouvelle saison semblait plutôt proche, et alors il deviendrait guerrier. Son cœur s’embrasa encore plus fort à cette idée, ses poils se hérissaient. Sa famille serait si fière, de là-haut ! Tout autour de lui, parfums et bruits se propageaient à son âme tandis qu’il rattrapait ses supérieurs. Il leva la tête et le regard vers le haut, un petit instant. Son regard d’un bleu profond et foncé se confronta une seconde aux astres vaillantes, puis il se radoucit et il émit une profonde prière. Un grand merci à ceux qui vivaient là-bas, qui, tant d’année avant, lui avaient permis de survivre pour vivre des journées complètes comme celle-ci, rentrant dans la fraîcheur de la nuit. Ses étoiles qui lui avaient appris par leur lointain éclat à réfléchir sur tout, à connaître les véritables questions. Et elles lui avaient donné un Clan qui le nourrit, le protégea et l’apprécia. Et alors, plus tard, il remercierait son Clan en devenant guerrier, combattant, chasseur, veilleur à son tour. Tel était l’engrenage de la vie. En souriant aux deux entités qui marchaient devant lui, Nuage de Fumée se demanda comment ils avaient trouvé le chemin menant à lui. Le hasard ?


FIN ~
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