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 Il n'y a pas de chaton s'il n'y a pas de bêtise.

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MessageSujet: Il n'y a pas de chaton s'il n'y a pas de bêtise.   7/8/2013, 19:23


Il n'y a pas de chaton s'il n'y a pas de bêtise. (1).


- It has been said that something as small as the flutter of a butterfly's wing can ultimately cause a typhoon halfway around the world.

Le soleil pointe le bout de son nez... et c'est beaucoup trop tôt. J'ouvre les yeux lentement, laissant l'odeur laiteuse de la pouponnière imprégner mes narines. Il me tardait d'en sortir ; je ne supportais pas d'être tant éloignée des autres félins du camp. Un bâillement s'échappa de ma bouche et j'enterrai mes yeux dans mes pattes. Je paierai cher pour me rendormir un peu. Malheureusement, la luminosité était bien trop forte pour que je puisse trouver le sommeil. Je me levai, sans grande énergie. J'étirai mes os ankylosés par la position constante que j'avais eue toute la nuit et commençai à marcher vers l'entrée de la pouponnière. Bien sûr, mes premiers pas n'étaient pas tout à fait droits, mes pattes encore trop engourdies. Je soufflai et m'assis quelques instants. J'observai les autres chatons ; ils dormaient encore. Je soupirai. Je n'avais aucune idée de comment ils pouvaient encore dormir. Mes esprits un peu plus clairs, je repris ma marche et sortis de la pouponnière. Je fermai mes yeux bien rapidement ; le soleil émettait une lumière plus important et mes pauvres pupilles n'avaient pas eu le temps de comprendre ce qui se passait. J'émis un grognement mi-amusé mi-énervé ; cette journée allait être définitivement très longue. J'ouvris les yeux à nouveau et pris le temps d'observer le clan. Plus grand monde ne dormait et la pile de gibiers avait eu le temps d'être un peu remplie. Je frissonnai à cette vision ; j'avais toujours connu la saison des feuilles nouvelles, où les proies ne manquaient pas. J'avais peur de la prochaine mauvaise saison qui n'allait pas tarder. Je cherchai Ombre d'Argent du regard mais elle ne semblait pas être là. J'haussai les épaules, affichant un air déçu sur mon visage. Je n'avais aucune envie d'aller déranger des reines pour manger même si mon estomac n'était pas très content. Je mangerai plus tard... enfin mangerai, c'est un grand mot lorsque l'on doit se contenter de boire le lait - pas très bon, d'ailleurs - des reines. Je chassai ces pensées de mon esprit et parcourus le camp de me pattes. Lorsque l'on n'avait ni frères, ni soeurs, ni parents, la vie de chaton était d'un ennui extrême...
Sauf quand un papillon passe devant nous !
D'un bleu profond et d'un vert cristallin, ce petit être m'intriguait. Je me demandais ce que ça faisait de voler, d'être libre. Grande rêveuse professionnelle, il n'y avait pas mieux rêve que d'être un joli papillon. Et voilà comment je me retrouvais à courir après ce petit être coloré. Personne ne m'avait vu sortir du clan et, à cette heure-ci, tout le monde s'en fichait. Une bonne opportunité pour moi de découvrir les territoires. Une sensation d'adrénaline parcourut mon corps ; c'était la première fois que je franchissais le tunnel menant à l'extérieur du camp.
Et quelle surprise.
Je restai bouche-bée devant le spectacle qui s'offrait à moi. Le bruit des félins qui s'agitaient à l'intérieur du campement ne s'entendait plus, remplacé par le chant des oiseaux et le bruissement des feuilles. La légère brise me fit frissonner, parcourant mon pelage en profondeur. A l'intérieur, on ne pouvait pas ressentir cette sensation, bien trop protégés par les arbres. L'herbe semblait plus belle, plus verte. Les odeurs étaient elles aussi beaucoup plus développées et agréables ; ça sentait le bois, les fruits. Je mis un moment avant de retrouver mes esprits, oubliant presque le papillon qui m'avait fait connaître ce magnifique endroit. Heureusement, il était encore là, comme s'il m'attendait. En m'approchant, il s'envola et ma course reprit de plus belle. Il était difficile à suivre et son avantage du vol ne m'aidait pas.

Je n'aurais jamais su dire depuis combien de temps je chassais le papillon désormais. Sentir mes pattes frôler l'herbe, entendre les bruits de la nature ; j'aurais pu y passer toute la journée je ne m'en serais pas rendue compte. Mais la position élevée du soleil m'indiquait que je n'avais pas faussé compagnie à mon clan trop longtemps. Je pourrais y retourner maintenant, avant que quelqu'un ne se rende compte de mon absence, mais j'étais beaucoup trop bien pour rentrer de suite. Alors, je continuai à poursuivre les couleurs aux mille reflets, impatiente de découvrir où se trouvait la maison du papillon. Après un certain temps, une odeur épouvantable me vint aux narines, ce qui me stoppa net dans ma course. Le papillon, lui aussi dérangé par cette odeur nauséabonde, s'envola un peu plus haut, me laissant totalement seule. C'était impressionnant comme la forêt avait un côté effrayant, au final. En plus, je ne me souvenais pas comment je pouvais retourner au clan. Mais quelle idiote de m'aventurer seule sur des terres inconnues ! Je feulai intérieurement, me demandant comment je pouvais être aussi stupide. Je soupirai et continuai de marcher. Avec un peu de chance, je rencontrerai une patrouille et elle me ramènerait... je n'étais pas vraiment effrayée de me faire gronder, cela ne me dérangeait pas tant que je rentrais auprès d'Ombre d'Argent. L'odeur s'intensifia et je n'avais aucune idée de ce qu'elle pouvait cacher. Bizarrement, j'étais plus curieuse qu’apeurée. J'avançai alors, lentement, m'enfonçant de plus en plus dans les profondeurs de la forêt.
Puis j'entendis le bruit.
Un vrombissement horrible me parvint aux oreilles, hérissant mes poils. Qu'est-ce que ça pouvait bien être ? Un autre se fit entendre, puis encore un autre. Il me suffit d'avancer pour le voir. Les couleurs de la nature avaient fait place à un gris pâle recouvert de bandes blanches. Des monstres hideux passaient dessus de temps à autre, aucun ne semblait vouloir s'enfoncer dans la forêt, restant sur cette grande ligne puante. Inconsciente du danger, je m'approchai de plus en plus de la grande bande. Je mis une patte dessus et la retirai bien vite ; elle était chaude, rugueuse et toute collante. Je fis une mine dégoûtée, mais comme aucun monstre ne venait, je décidai de m'avancer au milieu du gris. Sauf qu'un monstre approchait, petit à petit, et je commençai à paniquer. Et s'il me tuait ? Dans un dernier espoir, tapie contre le sol, je criai avec une voix remplie de peur :


« Aidez-moi ! S'il vous plaît, je ne sais pas quoi faire ! »
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MessageSujet: Re: Il n'y a pas de chaton s'il n'y a pas de bêtise.   9/8/2013, 18:49

C'est la joie ! Le soleil brille, la forêt vit, et les poussins chantent ! (2).




« ~ Quand les chatons se promènent... »



« I took my love down to violet hill.
There we sat in the snow,
All that time she was silent still. »


Sentir la fraîcheur rassurante de la mousse sous ses pas, sentir le sang battant dans ses veines, sentir l’air violent se cognant contre sa peau, sa fourrure, et sentir son cœur vivre la liberté, vivre la vie, vivre l’euphorie. Tels sont les sentiments, les sensations que l’ont peut ressentir quand l’on se dit heureux, content, joyeux. Tels sont les sentiments puissants que ressentait Fumée du Ciel, pendant sa course rythmée sous le regard d‘émeraude des arbres de la forêt. Ce matin, le petit guerrier effectuait une patrouille matinale. Il était parti à l’aube en la compagnie du Lieutenant du Tonnerre, Pelage de Brume, et un autre guerrier du Tonnerre pour compléter la patrouille. Tout en courant, le félin gris se souvenait qu’a son réveil, très tôt, une légère brise matinale secouait le camp, et que le ciel avait choisit une palette de couleur qui rappelait son pelage. De petits nuages tout sombres s’étaient installés et le vent ne semblait avoir aucune emprise sur eux. Les reflets de la nuit avaient été encore présents, quelques étoiles étaient restées accrochées à la toile céleste, brillant d’un éclat de lait. L’air sentait bon l’herbe fraîche et la rosée. Quand il avait tendu l’oreille, le chat n’avait pas entendu d’autre bruit que celui du zéphyr en dehors du camp. Il avait d’abord mangé, puis les trois félins étaient partis, saluant la sentinelle de garde. Dès lors, pour atteindre les frontières, ils s’étaient mis à courir. Courir comme des lapins, courir comme des chatons, en fin de compte. Ils suivaient un chemin sans raccourcis, passant par l’épaisseur de la forêt, en direction des frontières. Fumée du Ciel adorait ces moments où il pouvait réfléchir seul, libéré de toutes encombres. Quand il courait dans sa forêt, il se sentait devenir une particule de l’air, une âme flottante, qui n’avait pas peur de rater une proie et que son Clan ait faim. C’était comme devenir une bulle de savon, un morceau de nuage dérivant au gré du vent, sans barrières dans la tête, sans ennemis invisibles. Une sensation pure de délivrance, devenir un cœur léger, profiter de la vitesse à laquelle nos pattes nous portent. Cela le grisait, le décompressait. Fumée du Ciel laissa ses moustaches flotter au vent, sa queue se baladait de gauche à droite. Il sentait que le souffle du ciel ramenait du frais entre la verdure, car le soleil n’était pas encore bien haut dans la voûte de gris et d’encre. Le firmament s’était éclaircit depuis leur départ, et ils avançaient rapidement. La patrouille s’était d’abord dirigée vers le Territoire du Clan de la Rivière. Ils ne remarquèrent rien de spécial. Juste avant de partir, le félin au pelage gris regarda, au loin, la majestueuse Rivière s’illuminant dans le soleil levant, d’une couleur d’or et de cristal. Le petit chat s’imprégna une dernière fois de ce tableau de nature et repartit avec les autres. Ils régnèrent la forêt pour passer près de la frontière des félins rapides, et là-bas non plus, rien ne clochait. Quand ils reprirent les chemins de mousse des bois, le soleil s’était enfin levé, ce paresseux. L’heure était encore matinale, mais pendant le début de la Belle Saison, la lumière séraphique chassait les ombres de la nuit plus tôt qu’à coutume. Alors que la patrouille de l’aube se dirigeait vers la dernière frontière à inspecter, le jeune guerrier regarda son lieu natal. Les lueurs de l’aurore traversait les feuillages et tombaient comme des merveilles sur le sol, assez épaisses pour former de grands rayons ; l’air se réchauffait, les Celsius grimpaient. Et encore, toute la grande forêt s’éveillait après son long sommeil à peine perturbé par les chasseurs nocturnes. Tous les bruits rassemblés semblaient devenir le grognement matinal de l’ancestral rassemblement d’arbres. Maints volatiles planaient de branches en branches, se pavanant comme s’ils voulaient se moquer des félins qui progressaient entres les fougères. On put aussi voir un écureuil et quelques rongeurs passer, mais les guerriers devaient d’abord finir leur patrouille s’ils voulaient manger ; malgré le dodu mulot qu’il avait avalé avant de partir, Fumée du Ciel sentait son estomac lui demander à manger. Le petit chat se demanda si les autres Clans profitaient aussi de cette belle saison pour vivre simplement. Il se demanda si les chats qu’il connaissait allaient bien… il ne le saurait pas pour l’instant. Le matou remarqua que la patrouille arrivait à sa destination, ils commencèrent à sortir du couvert des arbres. La végétation changea, les fougères se manifestèrent et les ronces aussi. Les arbres devinrent plus de la famille des Pinacées. Alors Fumée du Ciel sentit la fameuse odeur qui caractérise bien cette frontière ci ; un mélange de soleil fondu et d’une senteur indéfinissable, comme de la boue séchée. Le Chemin du Tonnerre. Une terreur pour tous les chats, une légende pour tous les chatons. Le félin au pelage semblable à la fumée se rappelait très bien la dernière fois qu’il était venu ici, aussi près, et c’était aussi avec le Lieutenant du Tonnerre. Le jeune chat se demanda pourquoi ils quittaient les sentiers et se rapprochaient du talus qui séparait l’horreur de la verdure. Alors qu’il allait interroger ses camarades, le félin entendit une complainte qui semblait venir d’un tout petit être, sans grande puissance mais avec une voix pleine d’espoir.


« Aidez-moi ! S'il vous plaît, je ne sais pas quoi faire ! »

Promptement, Fumée du Ciel fila jusqu’au bord du chemin de la mort. Aplatit, apeuré, le chat vit une petite créature au milieu même du Chemin du Tonnerre. Un chaton les regardait d’un regard insistant. Le soleil se montra dans le ciel, lumière intense en poche. Le guerrier du Tonnerre plissa les yeux, les rayons du soleil se reflétaient sur le sol crasseux du goudron. Au milieu, le pelage de flamme et de neige du petit chaton resplendissait telle une lanterne sur le noir de la route. Fumée du Ciel essaya de sentir à quel Clan appartenait le chaton, mais trop de puanteur ; la tâche n’était pas possible. De toute façon, il n’avait pas le temps : un monstre brillant et grondant fonçait sur le petit chat. Sans réfléchir, le jeune félin sauta sur la route brulante et il courut jusqu’au chaton. Il devait être jeune, car il n’était pas très grand. Le minou l’attrapa rapidement par la peau du cou sans lui laisser le temps de faire grand-chose, et il repartit en arrière. Mais son cœur s’affolait et dansait la Polka dans sa poitrine, ses membres le démangeait et étaient flasques. Derrière lui se trouvait un autre chat, qui lui prit le chaton, mais dans la folie, il ne vit de qui il s’agissait. Le chat gris courut derrière l’autre félin, mais il se tordit une griffe sur le bitume enflammé. Sa patte se déroba sous lui et Fumée du Ciel chuta de tout son poids, face contre terre. Sa joue s’érafla contre le sol, et sa tête se mit à tourner comme si les étoiles lui faisaient danser du rock. Son souffle se fit court et irrégulier, puis il entendit le brouhaha incessant et horrible du monstre filant comme le vent. Le cœur du jeune chat fut pris de panique. La terreur gagnait du terrain dans son esprit. Maintenant, plus de liberté, plus d’euphorie. Serait-ce la fin ? Alors, dans un effort désespéré, Fumée du Ciel sauta de côté, en demandant une durée de vie un peu plus longue au Clan des Étoiles. Après tout, il n’avait même pas vu la couleur des yeux du chaton.
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